’apprentissage seront si performants qu’ils s’adapteront parfaitement aux besoins de l’enfant ? ’automatisation du travail manuel et intellectuel les aura remplacés ou que l’imprimante 3D aura détruit certains écosystèmes industriels ? « La nature du travail va changer, et des millions de personnes auront besoin de nouvelles compétences. Il n’est pas étonnant qu’une nouvelle technologie rende certaines formes de travail humain inutile ou non-compétitif. Selon les experts de McKinsey, ce processus a toujours bénéficié à la société, en créant plus d’emplois qu’il n’en détruisait. Ils s’alarment cependant que l’essor de l’automatisation n’inverse la balance, accroisse le chômage et creuse les inégalités entre les travailleurs très qualifiés et ceux qui auront reçu une formation de moindre qualité. Le rapport exhorte donc gouvernements et employeurs à prendre le temps de réfléchir au meilleur moyen d’appréhender ces technologies dont l’essor ne peut de toute manière être stoppé. Si les experts de McKinsey semblent minimiser l’impact des technologies de l’information et de la connectivité sur l’emploi, d’autres auteurs se font nettement plus alarmistes. « Au sommet de sa puissance, la société de photo Kodak employait plus de 140 000 personnes et valait 28 milliards de dollars. Ils ont même inventé le premier appareil photo numérique. Mais aujourd’hui, Kodak est en faillite et le nouveau visage de la photo digitale est devenu Instagram. Quand Instagram a été vendu à Facebook pour un milliard de dollars en 2012, la société employait treize personnes. Un autre parlementaire loue son "autorité naturelle" qui "découle aussi de sa proximité avec le président de la République", concédant tout juste qu'il lui "manque peut-être la connaissance des réseaux de flics". Lui n'était alors qu'un député socialiste sans grande envergure, dont le nom avait émergé au soir du premier tour des élections régionales de 2015, lorsqu'il s'était résolu à jeter l'éponge pour faire barrage au Front national en région PACA. Il s'estime alors lâché par la direction du PS, un épisode qui marquera une rupture fondatrice: "sans cela, je serais sans doute resté fidèle au parti", témoigne-t-il. Ce rocardien de toujours, qui s'est "construit dans l'enracinement local", rejoint quelques mois plus tard M. Macron, sans croire "une seconde qu'il puisse gagner la présidentielle". Mais, a-t-il coutume de dire: "la politique, c'est aussi être au bon endroit au bon moment". Verbe rond et chaleureux, l'ancien député des Alpes-de-Haute-Provence et ancien maire (pendant 16 ans) de Forcalquier joue volontiers de sa faculté à établir le contact, mû par une "obsession": "je veux rester un type normal". Pour preuve, il décrit la traversée de sa circonscription à pied, 270 km à l'été 2016 en logeant chez qui voulait bien l'accueillir. Un mélange de "démarche politique", de coup de com' et de quête "plus personnelle, pour retrouver le temps long". Renaud Muselier, le président (LR) de la région PACA. Ce fils de militaire fut aussi un adolescent rebelle et bachelier tardif. De cette période, il confie avoir frayé avec quelques figures du milieu marseillais, au gré de parties de poker nocturnes, avant de se ranger. Désormais père de deux filles, "petit Manosquin" qui, "au lycée, rencontra une Forcalquiéraine" et l'épousa, il admet "une part de mise en scène" dans son personnage vaguement pagnolesque. Jean-Louis Bianco. Et l'ancienne porte-parole du gouvernement de Lionel Jospin, Catherine Trautmann, garde un autre souvenir de son chef de cabinet, quelqu'un de "très sérieux, loyal, attentif", armé de "self-control". « Nous savons tous que c’est une question extrêmement sensible », assure Bruce Toussaint. Il parle immigration avec Danièle Obono, députée de La France insoumise. « Parce que les Français, donc vos électeurs, sont hostiles à l’accueil des migrants. » Ah bon ? « Nous le savons, toutes les enquêtes le montrent. » D’accord, si les enquêtes le montrent, je suis hostile à l’accueil des migrants. Bruce Toussaint, lui, n’est pas hostile à l’accueil de Michel Onfray, il lui offre dimanche soir une heure d’antenne pour défendre « sa lettre au président de la République qui a fait couler beaucoup d’encre ». « Cette lettre, à propos de la fameuse photo d’Emmanuel Macron aux Antilles, est tellement outrancière dans la forme et dans le fond ! », s’indigne Bruce Toussaint. « Je pose la question philosophique, rétorque Michel Onfray. Nous vous proposons aujourd’hui la vision de Michel Onfray sur les Gilets Jaunes (bien que n’en partageant pas certains points…). Pour l’heure, ce qui advient avec les gilets-jaunes ressemble à s’y méprendre aux prémices d’une révolution. 1983, l’était bel et bien! Prenons 1789. La Révolution française ne s’effectue pas tout de suite, contrairement aux résumés distribués par le catéchisme laïc, avec une revendication républicaine d’abolition de la monarchie dans l’objectif avoué de réaliser la Liberté, l’Égalité et la Fraternité! Lors de la prise de la Bastille, rappelons-le, Robespierre, Marat et Danton sont monarchistes et ils vont le rester deux bonnes années! A cette époque, les sans-culottes, une autre modalité de la revendication populaire, évoluent eux-aussi sur des terrains très concrets et nullement idéologiques. Au commencement, toute révolution est insurrection. La prise de la Bastille est emblématique de cette vitalité révolutionnaire: on attaque le symbole du pouvoir. Leurs auteurs n'ont souvent rien à voir avec le stéréotype classique du délinquant. Ainsi, il s'agit généralement de personnes très bien intégrées socialement et qui bénéficient d'une bonne image auprès de l'opinion publique (haut fonctionnaire, directeur d'une entreprise renommée, personnage politique influent, etc.), voire d'une immunité légale dans leur propre pays. Concernant le coût de pareilles infractions, il se situe à plusieurs niveaux et peut être de différents ordres. En effet, il dépasse, parfois très fortement, le seul montant des pots-de-vin versés ou des fonds détournés. Au niveau politique, au travers du discrédit jeté sur les institutions ou administrations concernées. Cela suscite non seulement une réduction de la confiance du public envers celles-ci mais également un effritement de l'image de marque du pays à l'étranger. Au niveau démocratique, le principe de l'égalité des citoyens se trouve bafoué. La corruption et les infractions avoisinantes portent ainsi atteinte au plus haut point aux valeurs éthiques de la société. S’il a tant insisté pour parler d’alliance et pas de ralliement, c’est parce qu’il voulait évidemment peser en cas de victoire. Or il a été obligé de constater que depuis son élection, Macron ne se reconnaît pas d’alliés. Si l’on est avec lui, on adhère à sa personne et à son projet sans réserve et sans condition. Le président ne noue pas d’accord au sens politique du terme, même si pour obtenir le soutien de Bayrou, il a dû lui promettre d’aider le MoDem à avoir un groupe à l’Assemblée nationale. Cette vision hégémonique du pouvoir s’étend jusqu’au fonctionnement de la majorité parlementaire. Un exemple : l’interdiction faite aux députés de La République en marche de voter pour un amendement déposé par un élu qui n’a pas l’étiquette LREM. S’ils l’approuvent, ils peuvent à la limite le redéposer en leur nom.